Bonjour, je suis un calaisen de 25 ans et j'ai décidé de créer ce blog afin de partager mes opinions et mes réactions sur l'actualité et la politique locale, nationale ou internationale. Mon objectif n'étant pas de me lancer dans de longs monologues et ne pensant pas déternir la vérité absolue j'invite chacun de mes lecteurs à échanger participer ou débattre. Bonne Lecture Bellérophon
J’ai récemment eu l’occasion d’échanger, par le biais d’internet, avec un élu de l’actuelle majorité municipale (dont je tairai le nom). Au terme de cette brève correspondance ce dernier m’a affirmé de façon un peu définitive que Dominique Strauss Kan est le seul espoir pour la gauche, le seul à pouvoir battre Nicolas Sarkozy (il s’agit d’un bel indice sur l’identité de l’élu…).
Il existe beaucoup de personnes à gauche qui ont l’envergure et l’expérience d’un DSK (Aubry, Hollande ou Fabius par exemple) alors sur quoi peut-on se fonder pour être parcouru d’une telle certitude ? Sur les sondages naturellement et c’est là toute l’erreur de cet élu calaisien, en particulier, mais aussi de la majeure partie de la classe politique actuelle.
Cette toute puissance des sondages m’interroge: Comment peut-on faire reposer une stratégie politique, des choix ou des vérités sur des instruments qui voyaient deux ans à l’avance Giscard vainqueur en 1981, Barre en 1988, Balladur en 1995 et Jospin en 2002 ? Où est passé aujourd’hui l’éducation politique des militants socialistes de 1980 qui choisirent Mitterrand comme candidat alors même que Rocard était mieux placé par les instituts? Ou est passé l’indépendance d’esprit d’un Mitterrand qui prit position contre la peine de mort moins de deux semaines avant l’élection de 1981 alors que les sondages devaient l’en décourager ? Pourquoi ne retrouvons nous pas l’abnégation d’un De Gaulle capable de remettre son mandant en jeux par le biais d’un referendum alors même que les sondages le donnaient perdant ?
Ce courage a aujourd’hui complètement disparu laissant place à la démagogie de ministres ou de candidats aux plus hautes fonctions penchant du coté indiqué par les résultats d’un sondage.
Je terminerai par une citation puisque l’élu avec qui j’ai échangé semble beaucoup les apprécier et j’espère que celle-ci l’inspirera. Elle est d’Ehud Barak qui s’adressa à Jacques Séguéla en ces termes : « C’est aux hommes politiques de nourrir les sondages et non l’inverse ».
Bellérophon