Bonjour, je suis un calaisen de 25 ans et j'ai décidé de créer ce blog afin de partager mes opinions et mes réactions sur l'actualité et la politique locale, nationale ou internationale. Mon objectif n'étant pas de me lancer dans de longs monologues et ne pensant pas déternir la vérité absolue j'invite chacun de mes lecteurs à échanger participer ou débattre. Bonne Lecture Bellérophon
Un débat anime depuis un certains temps le parti socialiste mais également d’autres formations de gauche : celui des primaires et plus largement celui du leadership.
En mon sens, il n’est pas nécessaire de désigner un seul et unique candidat pour l’ensemble de la famille politique de gauche. En effet la France est marquée par son pluralisme politique et n’a pas la mentalité des pays anglo-saxons qui acceptent généralement le bipartisme. De plus ce mode de fonctionnement que l’on peut, dans une acceptation péjorative, qualifier de binaire ne me semble pas conciliable avec l’exigence démocratique selon laquelle une majorité d’opinions et de sensibilités doivent pouvoir s’exprimer. Finalement désigner un seul candidat semble utopiste et difficilement réalisable.
Cependant noyer le débat à gauche en multipliant les candidatures ne serait pas non plus une fin en soit, cela écarterait toute chance de victoire (souvenons nous de ce qui s’est passé en 2007 avec la tentative infructueuse de désigner un candidat unique à la gauche de la gauche). Ce débat intra gauche doit se faire largement avant la campagne des présidentielles et non pas pendant celle ci et c’est justement là tout l’intérêt des primaires.
Il paraitrait ainsi opportun de constituer deux « pôles » de la gauche, un premier pôle d’inspiration marxiste organisé autour du front de gauche et de ceux qui le souhaiteront au NPA et à LO, un second d’avantage orienté social démocrate organisé autour du parti socialiste, du parti radical de Gauche et du MRC.
Il me semble cependant judicieux d’écarter définitivement de cette primaire le Modem. En effet il ne faut pas oublier qu’historiquement le parti de François Bayrou est issu de la droite et non du marxisme, au contraire des partis de gauche, et que si il s’est quelque peu déplacé c’est uniquement en raison de l’absence d’espace politique que lui a laissé Nicolas Sarkozy. De plus si le « pôle » social démocrate venait à faire ce choix contre nature, il tournerait le dos au second pôle et briserai définitivement toute chance de dynamique et de coopération avec ce dernier.
Finalement j’ose espérer qu’Europe Ecologie fera le choix de se rallier à l’un des deux pôles. En effet jouer solitaire dans une élection comme les présidentielles fera le jeu de Nicolas Sarkozy, de plus les écologistes ne doivent pas oublier que le scrutin uninominal ne leur réussit guère et ceci sera d’autant plus vrai que leur principal leader, Daniel Cohn-Bendit, ne peut, en raison, de sa nationalité, se présenter.
Les candidats pour les prochaines présidentielle devront être désignés bien plus tôt que ne le fut notamment Ségolène Royal en 2006. Il n’existe en effet aucune discipline où l’on peut espérer battre un adversaire préparé depuis cinq années en étant prévenu six mois avant l’échéance, la politique ne saurait déroger à cette règle. Ces candidats devront être choisis bien évidement par les militants de l’ensemble des formations politiques de la gauche,
Il faudra ensuite que chacun des pôles définisse un programme en s’inspirant de la riche idée des débats participatifs. L’essentiel étant ensuite de compiler ce projet dans des livres-programmes rédigés par les deux candidats désignés.
Ce type de stratégie devrait chasser l’ensemble des erreurs commises par la Gauche lors des dernières élections et nous offrir une réelle chance de gagner. Tout d’abord elle donnera plus de clarté et de visibilité à Gauche. De plus cela permettrait d’éviter les errements et les précipitations dont furent émaillées les candidatures de Ségolène Royal, José Bovet ou encore Marie-George Buffet.
Finalement choisir le programme après le candidat permettra à ce dernier de marquer le projet de son emprunte et de croire profondément aux idées qu’il devra défendre et faire connaître. Cela ne doit pour autant pas dire que ces primaires se feront « à la tête du client », elles doivent être un débat d’idées et permettre de dégager les thématiques et les grandes idées du programme.
Espérons que la gauche sera vite retrouver une stratégie convenable en évitant les luttes intestines et en ne se définissant pas uniquement par opposition au sarkozysme. Il serait en effet préjudiciable qu’un même parti reste au pouvoir indéfiniment, l’alternance étant un corollaire indispensable à la démocratie.
Bellérophon